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Commentaire sur l’article :
La Stratégie en responsabilité sociale (RSE) : Un facteur de développement de la résilience des entreprises

de Claudine St Martin Zozor , le 29/12/2016

Bonjour,

J’ai beaucoup aimé cet article dont je partage entièrement le point de vue : « la mise en réseau des parties prenantes apparaît alors comme un atout  dans l’organisation de gestion de crise car elle permet de contribuer à une compréhension élargie de la situation et à l’élaboration de réponses mieux adaptées puisque construites collectivement. »

Si réellement les entreprises comprennent et adoptent le stratégie en responsabilité sociale tel que proposé , ce sera , à mon sens , un grand pas franchi car ces questionnements collaboratifs autour de thématiques qui élargissent la vision de tous les acteurs de l’entreprise pourraient , en fin de compte, les faire se rejoindre…

Bonjour,

Je laisse un commentaire pour rebondir sur l’article « Quarante ans après, les problèmes de l’éthique des affaires sont-ils toujours insolubles ? ». C’est un sujet qui me touche pas mal, puisque c’est assez lié avec mon mémoire. J’étudie « la moralisation comme enjeux de délégitimation d’une action ».

J’ai plusieurs remarques à vous faire, la première d’ordre méthodologique parce que ce domaine est excessivement exigent. A mon sens, vous ne définissez pas réellement l’éthique. On sait juste que l’éthique est vue « À travers une pensée des valeurs fondée sur le modèle de l’enquête proposé par Dewey et à partir d’une considération éthique conçue comme manière de voir (non-relativiste) » ou encore on retrouve une autre mise au point rapide « En ce sens, nous définirons l’éthique non pas comme une stratégie rationnelle et principielle de réponse à une situation complexe mais comme une vision des possibles et comme manière de voir. «  Or, puisque la question de l’éthique est déjà un problème épistémologique important, la définir davantage me semble nécessaire.

Un autre point que l’on peut soulever, un peu plus embêtant au niveau de l’écriture, est la manière dont moral et éthique viennent se chevaucher. Cette confusion apparaît dans le plan, où moral et éthique viennent se relayer on y retrouve l’idée d’agent moral / d’imperfection morale puis une conclusion sur l’éthique. Mais cela se retrouve également dans le développement qui étudie par exemple le fait que « la forme de vie sociale dans laquelle nous vivons est dotée d’une “imperfection morale radicale” ou les problèmes « d’imperfection morale ». Dans ce développement, les notions de morale et d’éthique semblent synonymes. Voire même, il semble davantage question de morale que d’éthique. L’auteur fait à mon sens une confusion importante puisque la morale et l’éthique sont loin d’être toujours reliées.

Deuxièmement, on peut se demander en quoi la question de la rationalité est essentielle pour parler de l’objet « morale » ? Une chose ne peut-elle pas être prévalue d’une certaine morale sans pour autant qu’il y est un raisonnement rationnel ? La réponse à cette dernière question dépend principalement de la définition du terme moral, c’est pourquoi il est plus que fondamental de le définir clairement.

On peut enfin souligner la présence d’un postulat peu explicité : « Tout d’abord, la limitation humaine à effectuer des prévisions à long terme est en effet une réalité non négligeable. » Cette phrase n’est en aucun cas démontrée. Elle est d’ailleurs intéressante puisqu’elle vient en opposition avec l’un des écrits qui sert de référence aujourd’hui dans le domaine de l’éthique économique, la « Théorie de la Justice » de John Rawls puisqu’il reformule l’hypothèse contractualiste avec le présupposé d’un individu rationnel qui connaît ses préférences. Il semble intéressant de venir confronter ces deux auteurs dans un article (je ne les connais pas assez bien pour le faire).

Il peut donc être utile d’accentuer l’argumentation quant à cette théorie qui contredit un courant fondamental de la philosophie de l’éthique économique alors que cet article correspond à ce domaine.

Je vais finir sur une critique de la conclusion qui me semble mal répondre à la question posée.  Lorsque vous marquez « Le sens de nos actions dépend certes de l’usage et du contexte dans lequel elles apparaissent mais aussi et surtout de l’arrière-plan de nos pratiques. “Beau” est lié à un jeu particulier. «  Vous concluez sur la recherche de sens. Il y a donc un problème fondamental qui lie l’ensemble des mes critiques, quelle posture adoptez-vous ? Vous demandez-vous s’il existe des sens cohérents d’actions, des sens rationnels d’action possible entre ce que l’individu pense moral et ce qu’il est obligé de faire ? Si oui, la problématique d’origine ne me paraît pas correspondre à la question développée.

On ne peut à mon avis pas se poser la question de l’éthique en affaire et répondre sur le sens des actions, ces deux thèmes n’étant pas liés naturellement (une telle position nécessiterait donc d’argumenter davantage sur ce qui lie ces différents objets). Quand bien même vous voudriez les lier, ce qui peut être une démarche intéressante, alors les lier en dissertant sur la morale qui n’est pas l’éthique me parait être une erreur fondamentale.

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